Le langage est l'expression de la pensée. C'est lui qui nous permet de distinguer les
sentiments simplement affectueux des sentiments plus tendres : aimer bien, aimer
beaucoup ou aimer tout court ...
Il y a un vocabulaire des nuances de l'amour, tout comme il y en a un de la haine, de
l'agressivité, du respect, etc.
Dans le découpage d'un langage, nous puisons les termes qui nous paraissent appropriés
à la situation et à l'émoi, accompagnés de "tonalité " de l'humeur, nuancés par nos
états d'âmes.
ALAIN a écrit : "Le langage familial, comme tout langage, n'est maintenu et relevé au
dessus de l'animalité que par les poèmes et les prières".
La littérature peut être qualifiée de royaume du "sentiment", car il s'y exprime,
s'y déploie, s'y éternise, mais aussi s'y invente et s'y créée.
L'émotivité est une propriété de la nature humaine en vertu de laquelle nous ne
subissons aucun événement, qu'il s'agisse d'une perception ou d'une pensée, sans que
l'une ou l'autre provoque un bouleversement plus ou moins profond dans notre vie
organique et psychique. C'est à peu près en ces termes (résumés) que René Le Senne
définit l'émotivité dans son "Traité de Caractérologie" (avis aux amateurs de
philosophie profonde).
Lorsque l'inspiration me pousse à écrire un poème (ce qui est toujours soudain et
imprévisible), j'éprouve des sentiments profonds, émanant des tréfonds de mon âme.
Beaucoup de visiteurs de ce site m'ont affirmé que la lecture de certains de ces
poèmes ont déclenché leur émotivité, quelquefois de façon assez "étonnante" ("j'en
ai tremblé ..." "je me suis senti parcouru de frissons ..." "j'ai été ému ...").
Aujourd'hui, je souhaite vous remercier tous chaleureusement et sincèrement de
m'adresser régulièrement des mots d'encouragement et de revenir fidèlement me rendre
visite.
Sympathiquement vôtre, Uranie.