NOUS NAISSONS TOUS ÉGAUX ET POURTANT ...
Le 30/10/2003
Les personnes issues d'un milieu qualifié de "défavorisé", ne reçoivent, généralement
pas, d'instruction poussée, pour toutes les raisons que l'on peut imaginer. Elles
entrent donc sur le marché du travail très tôt, bien souvent dès 16 ans. Mais il arrive
que celles qui nourrissent en elles une grande soif de connaissances, assortie de
passions diverses (littéraires, artistiques, etc.) s'instruisent d'une façon appelée
"autodidacte". L'avantage en est qu'elles étudient uniquement ce qu'elles aiment, avec
passion, personne n'étant là pour les obliger à s'instruire dans tel ou tel domaine
plutôt qu'un autre.
L'inconvénient toutefois fait qu'elles restent bien ignorantes dans ces autres domaines,
ceux qui ne les attirent pas, et si elles ne s'acharnent pas ensuite à démontrer leurs
propres valeurs, les connaissances acquises jour après jour demeurent stériles. Au
sentiment d'inutilité qu'elles ressentent alors, s'ajoute au fil du temps un sentiment
de contrariété profond, qui influe sur leur confiance en elles, et peut même aller
jusqu'à l'inhiber dans certains contextes. Et de là à se persuader qu'elles ne
possèdent aucun talent ...
Ainsi, les rencontres avec des personnes superficielles, individualistes, leur laissent
un goût amer dans la bouche, celles-ci étant bien trop occupées à se valoriser elles-
mêmes pour pouvoir s'intéresser à autrui ...
En revanche, celles avec des êtres spirituels et ouverts aux autres, deviennent une
source d'enrichissement et d'épanouissement permanentes, s'intensifiant au fil du
temps, et redonnant un souffle nouveau à leur confiance vacillante.
Parallèlement, refait surface petit à petit, un retour aux vraies valeurs de la vie,
celles qu'elles savaient connaître et détenir, mais qui étouffaient sous des couches et
des couches d'idées conformistes et de critiques accumulées.
Je peux vous en parler à la première personne : j'ai connu cela.
Ainsi, se promener dans des endroits où les paysages sont splendides redevient une
union harmonieuse avec la nature ...
Ainsi, observer et admirer un coucher de soleil ou un arc-en-ciel naissant sont à
nouveau les plus beaux spectacles jamais regardés ...
Ainsi, voir heureux ceux que l'on aime rend infiniment heureux ... D'autant plus si l'on
se sait aimé en retour pour ce que l'on est ...
Ainsi, un seul baiser d'un être aimé prend a vos yeux plus de valeur que le plus gros
diamant existant au monde ...
Ainsi, on redécouvre qu'il est possible de rire jusqu'à en avoir mal au ventre et ne
plus retrouver sa respiration ...
Ainsi, mille gestes devenus quotidiens font redécouvrir des plaisirs si profondément
humains qu'on les avait oubliés, tel se coucher et écouter la pluie tomber ...
Je pourrais philosopher de cette façon jusqu'au bout de la nuit et trouver encore dix
mille raisons à vous exposer ... mais chacun, intimement, le ressent bien : le bonheur
tient à peu de choses, et essentiellement dans les choses simples et vraies, dénuées
d'intérêt.
Les êtres les plus heureux ne sont pas ceux qui ont tout ce qu'il y a de mieux, ce sont
ceux qui tirent le meilleur de ce qu'ils ont, et souvent, ils ont bien peu.
Le vrai bonheur est pour ceux qui savent rire et pleurer, faire du bien autour de soi,
mais aussi avoir mal, pour eux, mais surtout pour les autres, car eux seuls peuvent
apprécier l'importance des sentiments, des amis, des amours, de tout ceux qui ont
marqué leur vie.
Et en cela, nous naissons tous égaux, et pourtant ...
Uranie la muse
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