Le bouddhisme
Le 03/05/2003
Le bouddhisme, qui compte entre 300 et 400 millions d'adeptes, dont 99 % vivent dans
une douzaine de pays d'Asie, a été propagé par un sage de l'Inde antique connu sous le
nom de Bouddha. Né entre 520 et 480 avant Jésus-Christ, au nord de Bénarès, dans la
tribu des Shakya (ce qui lui a valu d'être nommé plus tard Shakyamuni), Siddharta, le
futur Bouddha, que l'on nomme Gautama du nom de sa lignée, devient à l'âge adulte un
ascète errant, qui s'interroge sur le mystère de la souffrance et de la mort. Il
connaît alors une expérience spirituelle qu'il considère comme son "éveil" (bodhi),
d'où le nom de Bouddha, "L'Eveillé" ou "L'illuminé", qu'il portera désormais.
La doctrine du Bouddha se résume dans l'enseignement de la "Voie de la Délivrance",
une méthode pour découvrir la réalité cachée derrière les apparences et pour se
libérer des illusions, des passions et de la douleur.
Le Bouddhisme Indien et le Taoïsme ont donné naissance en Chine au courant de pensée
Ch'an. C'est au début du XIIIème siècle que ce mouvement a pénétré au Japon pour
devenir le Zen. La pensée Zen a profondément influencé les Japonais dans leur culte de
la nature. Le jardin Japonais, avec la disposition rituelle du sable et des rocs, est
conçu pour la contemplation, la concentration en profondeur, la vision du vide et du
silence intérieur.
Une légende raconte que Bodhidharma, l'un des premiers fondateurs du Zen, épuisé par
la méditation, mais voulant cependant garder les yeux ouverts, arracha ses paupières
qu'il jeta sur le sol. Un buisson vint à pousser : ainsi apparut le thé. Telle est
l'origine du cérémonial du thé qui, avec l'art du jardin et celui du bouquet, exprime
dans la vie quotidienne le courant de pensée Zen.
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