Après avoir vu récemment le dernier
"Usuhaïa Nature", je suis tombée admirative (comme souvent !) devant un
merveilleux petit animal appelé "loutre" et que Nicolas Hulot nous a présenté
dans l'émission comme un précieux allié de l'homme, puisqu'il débusquait
pour lui les poissons dans les recoins les plus cachés pour qu'il puisse les pêcher.
Alors voici ce que j'ai appris, par "envie de savoir", depuis, sur les loutres.

Je ne peux hélas rapporter ici tout ce dont j'ai eu connaissance, je ne vous raconterai
que le plus captivant.
Leur morphologie, leurs mœurs et leur comportement font des loutres les Mustélidés
les plus hautement adaptés à la vie aquatique (on l'aura compris !). Corps
allongé en forme de cylindre aplati, queue généralement longue,
vigoureuse et effilée, les membres courts avec membranes natatoires entre les cinq
doigts, les griffes courtes, la tête plate et large, le museau obtus, les yeux petits,
les oreilles pouvant être fermées, courtes et arrondies, le pelage imperméable
à l' eau, brillant et lisse, les jarres raides, le duvet soyeux, le genre loutre
comprend onze espèces largement répandues, dont cinq plus connues que les autres.

La loutre chasse surtout au clair de lune, mais aussi de jour, là où elle n'est
pas dérangée, et elle aime à s'exposer au soleil sur la rive, un rocher,
une souche, près de l'eau. Elle chasse essentiellement à la nage, habile,
rapide et endurante, elle plonge admirablement et peut demeurer de six à huit minutes sous
l'eau. En nageant, elle applique ses pattes antérieures contre son thorax et se
propulse avec souplesse par des mouvements ondulatoires du tronc et de la queue, ainsi que
par les battements de ses larges pattes postérieures palmées. Ces dernières
et la queue lui servent de gouvernail. Elle peut aussi "marcher" sous l'eau, en position
verticale, la tête, le cou et la poitrine dépassant de la surface. Etonnante
position !!

Hélas, pour des raisons qu'il serait aussi trop long de vous exposer ici, cet animal
est, comme tant d'autres, menacé d'extinction pour de multiples raisons. Des mesures
tardives ont été prises, mais il n'est pas certain qu'elles suffiront pour
assurer la survivance de l'espèce, qui, en dehors de l'homme, n'a pas d'ennemis.
Et pourtant, il n'est pas de carnivore indigène qui se laisse aussi complètement
apprivoiser que la loutre, c'est une charmante compagne, aimable et attachante, qui réjouit
et égaie l'homme par la grâce de ses mouvements et le désir qu'elle montre
d'un contact permanent avec celui-ci. Jadis, en Europe et surtout en Suède, elle était
dressée à la pêche des poissons qu'elle rapportait au coup de sifflet de
son maître. Aux Indes, les loutres apprennent à rabattre les poissons pour l'homme.