la foi Le 17 Juin 2003 :
La Foi : une certitude qui n'autorise aucune contradiction
Une certitude dans l'esprit de tous : la Bible a été écrite par des
êtres humains, elle reflète la parole de Dieu, mais avec des mots "d'hommes".
Toutes réalités transcendantes dont ils puissent avoir été touchés,
les contraintes de leurs propres langues ont submergé de métaphores ces
discours humains, nous amenant parallèlement à des réflexions majeures.
Dans un livre que j'ai lu avec grande attention il y a environ un an, "Un inconnu nommé
Jésus", Donald Spoto (moine puis enseignant pendant 20 ans de l'Exégèse
biblique et de Théologie), Editions "Le Pré aux Clercs 2000", décrit
ainsi la Foi :
"C'est avant tout, une certaine façon de voir, de regarder la réalité,
une certaine ouverture d'esprit. La Foi est un voyage dans l'émerveillement".
Elle est caractérisée par un refus d'admettre que le monde, et tout ce qu'il
contient, soit en dernier ressort, chaotique et dépourvu de sens : la Foi refuse
"l'obscurité" de l'Univers, de ce monde qui ne s'est pas encore totalement révélé
à nous et reste fondamentalement énigmatique pour nombre de ses aspects.
L'auteur écrit : "La Foi peut donc se comparer à une lentille optique : à
travers elle, nous observons la réalité, mais elle dirige notre regard vers
l'intérieur, vers la vie de Dieu qui respire silencieusement en nous et rend notre
propre respiration possible".
De son point de vue, il analyse l'objet de la Foi ainsi :
"Ce n'est pas véritablement dans la Bible que l'on croit, mais dans le Dieu dont elle
atteste l'existence. Ce n'est pas dans la tradition que l'on croit, mais dans le Dieu dont
elle témoigne et son Amour qui nous nourrit. Ce n'est pas dans l'Eglise que l'on croit,
mais dans le Dieu dont elle proclame l'existence. Le processus de la foi implique, bien sûr,
un certain chemin de prière, la vie de Jésus elle-même était prière."
Jésus est le point de convergence entre l'Amour de Dieu et l'Amour du prochain.
Saint Augustin avait raison d'écrire : "Nos cœurs ont été faits
pour Toi, ô Seigneur, et ils ne se reposeront pas avant qu'ils ne reposent en Toi.".
Pour celles et ceux qui ne verraient ici que pure rêverie, j'argumente que je préfère
placer ma confiance ultime dans la réalité de Dieu, que de la placer dans les
richesses terrestres ou dans d'autres valeurs dont la fragilité n'est que plus extrême.
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