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La grandeur d'âme et l'amour de notre
prochain étant l'esprit et la source même de
ce site, son innovateur et ses amis, qui lui ont apporté leur participation, étant
tous originaires de Normandie, plus précisément du Calvados, tous nés dans les vingt
années qui ont suivi la seconde guerre mondiale et résidant dans ce département, ont
souhaité rendre hommage à tous ceux qui par leur courage et leur générosité, leur ont
permis d'être libres dans ce beau pays qu'est la France, en leur offrant leur vie,
sans contrepartie.
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LA BATAILLE DE NORMANDiE Le débarquement sur le continent européen fut envisagé en Angleterre dès l'automne 1941,
mais ce fut seulement après l'entrée des États-Unis que put être étudiée cette action
offensive de grande envergure.
Le plan " COSSAC " approuvé aux conférences de Washington et de Québec (mai et août 1943), par Roosevelt et Churchill, prévoyait la mise à terre des troupes d'invasion sur la côte du Calvados, défendue par la 7ème armée allemande.
Les préparatifs : La mise en chantier des ports artificiels, fruit des leçons tirées
du raid de Dieppe, et la construction des innombrables embarcations spécialisées
nécessaires, entretinrent pendant l'hiver 1943-1944 une activité fiévreuse dans tous
le ports d'Angleterre. Le 24 décembre 1943, le Général Éisenhower fut nommé chef des
Forces expéditionnaires alliées et chargé de la conduite de l'opération, qui reçut
dans le code secret, le nom d' OVERLORD. Le Général Montgomery était responsable de
"la coordination tactique de toutes les forces terrestres alliées"
(21èmes Groupes d'Armées).
Les bombardements aériens systématiques, visant à paralyser le réseau ferré français, commencèrent le 6 mars 1944, s'ajoutant aux destructions opérées par la Résistance française. Entretenu dans l'incertitude jusqu'au dernier moment, l'ennemi ne changea rien à son plan de défense ; cependant, au cours du Printemps 1944, le maréchal Rommel fit truffer les plages d'obstacles sous-marins. La première semaine du débarquement : Le "D-day" (Jour-J), d'abord fixé au 5 Juin, fut, en raison du très mauvais temps, reporté au 6 Juin. À l'aube de ce jour, les troupes britanniques terrestres, qu'avaient déjà devancé les divisions aéroportées larguées aux deux ailes du front d'invasion, prennent contact avec les "têtes de plage" de "Sword", "Juno" et "Gold", qui font rapidement leur liaison. Mais les troupes américaines, débarquées dans des conditions très difficiles à "Omaha" et à "Utah" ne se joignent que le 12 juin, après la prise de Carentan.
L'aube du "D-Day" : la formidable armada, comprenant 4 266 péniches et navires de
débarquement, sans compter les centaines de navires de guerre et d'accompagnement, fut
mise en route à partir des ports du sud de l'Angleterre dans la soirée du 5 juin,
précédée par la flottille de dragueurs chargés d'ouvrir les chenaux de passage dans
les champs de mine de la Manche. Pendant que la traversée s'accomplissait, dans une
"atmosphère d'irréalité inoubliable", les troupes aéroportées étaient lâchées aux
deux ailes du front d'invasion. La 6ème division Britannique, chargée de garder le
flanc gauche du dispositif, s'assurait rapidement du pont de Bénouville-Ranville,
baptisé depuis "Pegasus Bridge", et jetait le trouble dans les défenses ennemies
entre l'Orne et la Dives, interdisant l'arrivée des renforts venus de l'Est ou du Sud.
À l'ouest de la Vire, les 101ème et 82ème Divisions américaines montaient à l'assaut
des points importants comme Ste-Mère-Église, ou s'employaient à dégager les "sorties"
de la plage "d'Utah".
Le secteur britannique - les bombardements préalables, sans aboutir à la destruction complète des ouvrages du "Mur de l'Atlantique" eurent pour effet, c'était le résultat escompté, de désorganiser la dèfense. Sword Beach : les commandos franco-britanniques débarquent à Colleville-Plage, Lion-sur-mer et St Aubin. Ils réduisent le point fortifié de Riva-Bella et ceux, plus coriaces, de Lion, de Langrune et établissent enfin la liaison avec les troupes aéroportées de Pegasus Bridge. Le gros des troupes de la 3ème division britannique débarque ensuite. Cette zone, particulièrement exposée aux canons à longue portée installée au Havre, devint la véritable charnière du front.
Juno Beach : les Canadiens de la 3ème division prennent pied dans Bernières et
Courseulles. Creuilly est atteint dès 17 h. Ce sont ces troupes qui entrèrent les
premières à Caen, le 9 Juillet 1944.
Gold Beach : Les Britanniques de la 50ème division débarquent à Ver-sur-Mer et à Asnelles. Par un mouvement tournant, ils se rendent maîtres d'Arromanches dans l'après-midi : le montage du port artificiel peut être entrepris. Le 47ème commando, après une marche de 20 kms en territoire occupé par l'ennemi, enlève Port-en-Bessin le 7 Juin à la nuit. Le jonction entre le secteur anglais et "Omaha Beach" est effective dès le 9 Juin. Le 12, avec la prise de Carentan qui rend possible la liaison entre les forces débarquées d'Omaha et Utah, une tête de pont unique est constituée. Le secteur américain
-Omaha Beach : ce nom, qui, jusqu'au 6 juin 1944, n'avait d'existence que dans le code
secret allié, mérite de rester appliqué aux plages de St Laurent(*), Colleville (*) et
Vierville sur mer, en hommage aux soldats américains de la 1ère division (5ème Corps
de la 1ère Armée), tombée au cours de la bataille la plus coûteuse du "Jour J" ou
"D-Day". Une dramatique prise de contact : ici, les éléments naturels, -courant
côtier déportant les embarcations au-delà des secteurs précis où elles auraient dû
"talonner" et bouleversant ainsi, dès le départ, le planning de l'opération, levée
de galets constituant ainsi une barrière infranchissable pour le matériel lourd avant
le passage des bulldozers- se liguèrent pour renforcer une disposition défensive
"supérieurement organisée".
Parmi les unités américaines clouées sur place tout d'abord, certaines compagnies du 116ème régiment se ressaisirent. Dans la soirée, la route Port-en-Bessin-Grandcamp était solidement tenue et les unités motorisées pouvaient déboucher sur le plateau par des sections de routes construites de toutes pièces dans l'après-midi même, sous le feu des tireurs isolés ennemis. Les éléments du "Mulberry A", mis en place dès ce moment, ne résistèrent pas à la tempête qui survint le 19 Juin, tempête comme on n'en avait jamais vu sur cette côte depuis 40 années.
Utah Beach - cette plage de la Manche, au nord-est de Carentan, est entrée dans
l'histoire au lendemain des opérations menées sur le front de mer par les unités
américaines, au même titre que celle d'Omaha Beach, et celles des plages de la côte
du Calvados.
Bien que soumises à un feu meurtrier de la part des batteries côtières, les troupes de la 4ème division américaine (7ème Corps) débarquées le 6 Juin aux abords de la Madeleine et des Dunes-de-Varreville, purent faire leur liaison avec les aéroportés des 82ème et 101ème Divisions, lâchés dans la région de Ste-Mère-Église. Trois semaines plus tard, la presqu'île du Cotentin était à son tour entièrement libérée.
(*) Cimetière américain de St Laurent (Direction Colleville-sur-mer) : ses 9 387 croix
de marbre de Carrare s'alignent dans un site impressionnant, sur un gazon
particulièrement entretenu. Dans l'axe de l'allée centrale du cimetière a été élevé
un monument commémoratif (carte des opérations), précédé d'un bassin et entouré de
plantations. Sur le mur des disparus, 1 557 noms sont inscrits.
Si toutes les larmes des familles de ces soldats dans la fleur de l'âge, morts pour la France, pouvaient devenir fleurs immortelles sur cet immense parterre de gazon, perpétuant ainsi leur sacrifice siècle après siècle, alors il se métamorphoserait en un splendide et inoubliable tapis du souvenir aux couleurs flamboyantes. Pour que jamais nous ne puissions oublier le prix de la liberté. Merci. Pour plus de détails, lire "Le jour le plus long" Cornélius Ryan (Laffont, Paris). |



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