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LA LAIDE Sur la mer noire, Couleur de désespoir, S'avance le voilier noir... Je vous quitte, je pars ! Je dis adieux aux rèves, Aux espoirs de trèves, À l'azur si bleu, Reflétant dans mes yeux. Demain je ne serai plus, Personne m'aura perdu Balade du pendu, Ou du simple inconnu. Nul jamais n'y échappe, Un jour certain elle vous happe. La vilaine, la très laide, Sûr sans qu'on l'aide. Elle vous tendra la main, Par un très beau matin, Et le bruit du torrent, Deviendra frémissement. La lumière dont on use, Se fera très diffuse. À travers mes larmes, Mes toutes dernières armes ; De la lune verrai-je les reflets ? Ou du soleil la lumière qui naît ? Le jour du grand voyage, Pourrai-je mes images, Dont mon esprit abonde Emporter dans ma tombe ? Geneviève Perfetti, © Tous Droits réservés aux auteurs.
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